Opérationnalisation du Nexus HDP : comprendre et adresser le dilemme de la paix dans les contextes de crise prolongée.


Résumé
Le triple Nexus demeure un cadre analytique et opérationnel pertinent pour penser l’articulation des interventions dans les contextes de crise. Toutefois, son potentiel transformateur reste limité par la complexité croissante des crises prolongées, les contraintes liées aux principes humanitaires, la fragmentation entre niveaux d’intervention, ainsi que les dynamiques géopolitiques qui structurent les conflits contemporains. La paix produite dans ce cadre apparaît ainsi souvent fragile, localisée et dépendante de facteurs exogènes, ce qui interroge sa durabilité. Cette réalité invite à dépasser une lecture strictement opérationnelle du Nexus pour en interroger les fondements politiques et institutionnels. En d’autres termes, il ne s’agit plus seulement d’améliorer la coordination entre secteurs, mais de repenser les conditions mêmes de production de la paix dans des environnements marqués par l’incertitude et la conflictualité persistante. Cet article examine de manière critique la production de paix dans le cadre du nexus en articulant les débats autour de la paix négative/positive, des tensions entre neutralité humanitaire et transformation des conflits, de la dissociation entre petit p (peacebuilding) et grand P (Paix politique ou institutionnel), ainsi que du rôle de la géopolitique et des dynamiques d’occupation dans la persistance des violences. Nous soutenons que la “paix du nexus” apparaît souvent localisée, partielle et conditionnée par des facteurs exogènes. Révélant ainsi une tension profonde entre l’ambition systémique du nexus et sa capacité d’action effective.
Introduction
« Les principaux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui sont planétaires et interconnectés ; ils transcendent les frontières et aucun pays ni aucune organisation n’a la capacité d’y faire face seul. Nous devons commencer à travailler ensemble, tant au niveau des États que des réseaux de citoyens engagés, en privilégiant une nouvelle conception du multilatéralisme. » (UN, 2016) Cet appel du Secrétaire général des Nations Unies lors du Sommet mondial sur l’action humanitaire de 2016 constitue un point d’inflexion dans la manière de concevoir l’action internationale face aux crises contemporaines. Pour la première fois en soixante-dix ans, d'existence des Nations unies, ce sommet visait explicitement à repenser un système humanitaire confronté à une intensification et à une longue durée des crises, ainsi qu’à une augmentation sans précédent des besoins. Car les approches traditionnelles, structurées en silos entre les dimensions humanitaire, développement et paix, ont montré leurs limites face à des crises multidimensionnelles, prolongées et profondément ancrées dans des dynamiques structurelles des espaces dans lesquelles elles évoluaient. L’émergence du Nexus HDP, consolidée par les engagements du Grand Bargain, répond à cette nécessité de transformation. Il propose alors une approche intégrée, fondée sur la complémentarité et la simultanéité des interventions, avec pour ambition de réduire durablement les vulnérabilités, les risques et les besoins humanitaires, en s’attaquant à la fois aux symptômes et aux causes profondes des crises.
Toutefois, si l’articulation entre humanitaire et développement a progressivement trouvé quelques traductions opérationnelles, l’intégration de la dimension « paix » est demeurée particulièrement problématique. L’ ambition plus large de transformation structurelle, en s’inscrivant dans une conception de la paix proche de la « paix positive » (Galtung, 1969), se heurte à des contraintes majeures dans les contextes de crise prolongée.
Ce travail propose d’analyser l’opérationnalisation du Nexus HDP à l’aune du dilemme de la paix dans les contextes de crise prolongée. Elle s’inscrit dans une perspective critique visant à comprendre pourquoi, malgré une ambition transformative affirmée, l'on n'est toujours pas parvenu à intégrer la paix dans les logiques Nexus. À travers cette analyse, il s’agit ainsi de mettre en lumière les limites, mais aussi les potentialités du Nexus, en interrogeant ses conditions de mise en œuvre dans des environnements marqués par la complexité, l’incertitude et la persistance des violences.
1. Conceptions de la paix : entre paix négative et paix positive
La littérature sur la transformation des conflits distingue classiquement deux approches de la paix : la paix négative, entendue comme l’absence de violence directe, et la paix positive, qui renvoie à la mise en place de conditions structurelles favorisant la justice, la sécurité et l’inclusion sociale (Galtung, 1969 ; Lederach, 1997). Cette distinction est essentielle, car elle déplace le regard : il ne s’agit plus seulement de faire taire les armes, mais de comprendre et de traiter ce qui rend la violence possible. La notion de paix positive prolonge cette approche en invitant à appréhender les conflits dans toute leur complexité. Elle met l’accent sur la nécessité d’inscrire les crises, en particulier celles qui se prolongent dans le temps, dans une lecture globale, systémique et de long terme. Dans cette optique, répondre aux besoins humanitaires ne suffit pas : il faut également agir sur les dynamiques de développement et les facteurs politiques qui alimentent les crises. L’enjeu est de dépasser une gestion des symptômes pour s’orienter vers des réponses durables, capables de transformer en profondeur les contextes de violence. C’est précisément l’ambition affichée du triple Nexus, qui vise à articuler ces différentes dimensions dans une approche intégrée (Mayne et al., 2019). En intégrant explicitement la paix, le Nexus cherche à dépasser une logique centrée sur la seule réduction de la violence pour inclure des objectifs de cohésion sociale et de transformation structurelle.
Cependant, cette ambition se heurte rapidement à des contraintes opérationnelles. Dans la pratique, les interventions liées à la paix se concentrent le plus souvent sur des actions à court terme, telles que la stabilisation ou les dialogues communautaires, qui présentent l’avantage d’être visibles, mesurables et compatibles avec les cycles de financement. À l’inverse, les transformations profondes des structures sociales et politiques, pourtant au cœur de la paix positive, sont plus difficiles à appréhender, à mesurer et à financer.
la paix telle que formulée dans le cadre du Nexus tend à rester difficilement intégrable dans les dynamiques de réponse intégrée des contextes en crises. Parce que lorsqu’elle est considérée, ’elle demeure fonctionnelle, centrée sur la gestion immédiate des tensions, plutôt que véritablement transformative. Autrement dit, elle contribue à stabiliser les contextes sans nécessairement en modifier les causes profondes (Smith, 2020 ; Barrett et Fautsch MacPherson, 2021)..
2. La difficile inclusion de la paix face aux principes humanitaires dans les contextes en tension.
Le « dilemme de la paix » tel que formulé par Summer Brown, Rodrigo Mena et Sylvia Brown met en évidence les tensions inhérentes à l’intégration des activités de consolidation de la paix dans les contextes humanitaires. Leur analyse souligne que l’introduction de telles activités peut entrer en contradiction avec les principes fondamentaux d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance qui structurent l’action humanitaire. En effet, là où l’action humanitaire vise à répondre de manière urgente et non discriminatoire aux besoins des populations, la consolidation de la paix implique souvent un engagement dans des dynamiques politiques et sociales susceptibles d’altérer la perception de neutralité des acteurs.
Une autre dimension critique réside dans la distinction entre le « petit p » (peacebuilding local) et le « grand P » (processus de paix politique au sens large). En effet, les interventions du nexus se concentrent majoritairement sur des initiatives à l’échelle communautaire: médiation intercommunautaire, dialogues sociaux, mécanismes locaux de cohésion, qui, bien que pertinentes, demeurent souvent périphériques par rapport aux dynamiques politiques, sécuritaires et institutionnelles structurant les conflits à un niveau macroscopique (Mac Ginty, 2014 ; Richmond, 2014). Et avec raison car si l’articulation entre les dimensions humanitaire et développementale s’est progressivement imposée comme une nécessité opérationnelle, l’intégration du pilier « paix » demeure particulièrement problématique. En l’absence de garanties solides, celle-ci peut compromettre la capacité des acteurs humanitaires à fournir une assistance neutre, rapide et vitale. Sans garanties solides, l’intégration du volet paix peut nuire à la capacité des agences humanitaires à délivrer une assistance neutre, rapide et vitale. Au Sahel et au Mali en particulier, l’intégration du volet paix, est généralement très politisé, créant des tensions dans les interventions (Défis Humanitaires, 2021). Ces tensions exposent les organisations au risque de remise en cause de leur impartialité et de leur neutralité. Alors, par prudence ou par peur de voir leur mandat interrompu dans ces pays, les organisations humanitaires préfèrent rester dans le politiquement correct. Faisant ainsi reculer la volonté d’inclure la paix dans les contextes où le besoin est le plus prégnant.
Par ailleurs, la « paix » promue dans le cadre du nexus tend à être capturée par des dynamiques institutionnelles et étatiques relevant du « grand P », ce qui la rend difficilement opérationnalisable pour les acteurs de terrain. Les bailleurs de fonds s’alignent ainsi fréquemment sur des programmes de gouvernance, de stabilisation ou de réforme institutionnelle, au détriment des formes locales et informelles de construction de la petite paix. Telles que les dialogues coutumiers, les médiations religieuses ou communautaires, ou encore les pratiques culturelles de réconciliation. Ce déséquilibre crée un écart structurel entre les niveaux d’intervention et constitue un frein majeur à l’opérationnalisation effective du triple nexus ainsi qu’à l’atteinte d’une paix positive.
Cette tension est d’autant plus marquée que les dynamiques de paix locale, bien que essentielles à la cohésion sociale et à la durabilité des interventions, demeurent difficilement mesurables et, par conséquent, insuffisamment financées. En négligeant ces formes de paix dans la planification stratégique, les approches nexus risquent de produire des interventions déconnectées des réalités locales, accentuant ainsi le fossé entre les ambitions politiques et les résultats observés sur le terrain. Les principes humanitaires de neutralité, impartialité et indépendance demeurent pourtant indispensables pour garantir l’accès aux populations vulnérables et assurer leur protection dans les contextes de conflit (ICRC, 2018). Toutefois, leur articulation avec une approche transformationnelle de la paix demeure complexe. Construire une paix durable implique en effet de questionner les rapports de pouvoir, de reconnaître les responsabilités politiques et de s’engager dans des processus qui dépassent la simple réponse aux besoins immédiats.
Plusieurs travaux mettent en évidence que cette tension conduit fréquemment à privilégier des stratégies centrées sur la gestion des symptômes plutôt que sur la transformation des causes profondes des conflits (Hilhorst, 2018). Dans certains cas, les acteurs humanitaires évitent d’aborder les dimensions structurelles telles que les inégalités, les exclusions ou les défaillances de gouvernance, de crainte d’être perçus comme des acteurs partisans, ce qui pourrait compromettre leur accès et leur sécurité.
Enfin, les processus de de paix politique, incluant les négociations nationales, les accords entre parties armées, les réformes institutionnelles et les arrangements sécuritaires relèvent majoritairement de dynamiques étatiques ou multilatérales échappant au contrôle direct des organisations non gouvernementales et des bailleurs traditionnels. Il en résulte que des initiatives de « petit p » peuvent coexister avec une absence persistante de « grand P », limitant ainsi la portée stratégique et l’impact structurel des interventions.
3. Contraintes politico-sécuritaires et dynamiques locales de paix dans l’opérationnalisation du triple Nexus
Dans de nombreux cas, les interventions humanitaires opèrent dans des contextes où les conflits s’inscrivent dans des dynamiques complexes mêlant belligérance interne, interventions extérieures et rivalités géopolitiques. L’Est de la République démocratique du Congo en constitue une illustration emblématique, caractérisée par la présence de multiples groupes armés, l’implication d’acteurs étatiques et régionaux, la fragilité de l’autorité publique ainsi qu’une économie politique du conflit profondément enracinée (Stearns, 2012 ; Autesserre, 2019). De tels environnements posent des défis structurels majeurs à l’opérationnalisation du triple Nexus. Ils incluent notamment le contrôle territorial exercé par des acteurs non étatiques ou concurrents de l’État, la coexistence d’autorités légitimes multiples et concurrentes, l’interdépendance étroite entre dynamiques locales et régionales, ainsi que l’imbrication de logiques sécuritaires étatiques échappant au mandat des acteurs humanitaires.
Dans ces contextes, la construction de la paix s’inscrit inévitablement dans une sphère profondément politique, souvent hors de portée des organisations humanitaires et de développement, contraintes de préserver leur accès aux populations et leur neutralité opérationnelle. Cette tension structurelle limite leur capacité à agir sur les déterminants politiques et sécuritaires des conflits, pourtant essentiels à toute transformation durable.
Par ailleurs, la question sécuritaire constitue un préalable déterminant à toute tentative d’opérationnalisation du triple Nexus. L’accès humanitaire, condition sine qua non de l’intervention, dépend étroitement du niveau de sécurisation des zones concernées. En l’absence de conditions minimales de sécurité, les acteurs sont dans l’incapacité de déployer des réponses intégrées. À titre illustratif, dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, l’intensité du conflit de la crise anglophone et les contraintes sécuritaires ont fortement limité et empêché la mise en œuvre du Nexus, malgré l’ampleur des besoins. À l’inverse, dans les régions de l’Est ou de l’Extrême-Nord, un accès relatif a permis le déploiement d’approches plus intégrées.
En République démocratique du Congo, des dynamiques similaires ont conduit à une sélection différenciée des zones d’intervention. Les provinces du Kasaï, du Kasaï Central et du Tanganyika ont ainsi été identifiées comme zones pilotes, en raison d’une amélioration relative de la situation sécuritaire et du retrait progressif de la mission onusienne de maintien de la paix (MONUSCO), impliquant un transfert de responsabilités vers d’autres acteurs présents sur le terrain (Muya Ilunga, 2025). Ces choix illustrent le rôle déterminant du facteur sécuritaire dans la structuration géographique et opérationnelle du Nexus.
Malgré ces contraintes, des formes de paix émergent et se maintiennent à l’échelle locale. Il s’agit de compromis sociaux, de pratiques de coexistence pacifique et de mécanismes d’adaptation développés par les communautés, moins visibles et moins institutionnalisés que les accords politiques nationaux, mais essentiels à la stabilité quotidienne et au bien-être des populations (Donais, 2012 ; Chandler, 2015). Ces dynamiques, souvent qualifiées de « paix pratique », constituent des espaces de résilience et d’innovation sociale.
Toutefois, si ces formes locales de paix contribuent à atténuer les effets immédiats des conflits, elles demeurent structurellement vulnérables. En l’absence de transformations à l’échelle macro, notamment en matière de gouvernance, de sécurité et de redistribution des ressources, elles peinent à influer durablement sur les causes profondes des conflits. Il en résulte une coexistence entre des dynamiques locales de stabilisation et une instabilité structurelle persistante, limitant ainsi les perspectives d’une paix positive et durable.
4. Discussion : tensions structurelles et limites opérationnelles
L’analyse met en évidence une tension centrale dans l’opérationnalisation du Nexus HDP, qui réside dans l’écart entre son ambition conceptuelle et sa mise en œuvre effective. D’un côté, le Nexus repose sur une logique systémique et transformative, visant à traiter simultanément les causes et les manifestations des crises. De l’autre, les acteurs de terrain évoluent dans une logique pragmatique, contrainte par des impératifs institutionnels, sécuritaires et financiers.
Cette divergence se manifeste à plusieurs niveaux. Les mandats organisationnels opposent souvent des logiques humanitaires, fondées sur la neutralité et l’urgence, à des logiques politiques orientées vers la transformation. Les cycles de financement privilégient des résultats rapides et visibles, au détriment d’engagements de long terme nécessaires à la consolidation de la paix. De même, la pression sur la mesurabilité favorise des indicateurs opérationnels quantifiables, au détriment de transformations sociales plus profondes, mais difficilement évaluables. Enfin, la tension entre neutralité et engagement politique limite la capacité des acteurs à intervenir sur les causes structurelles des conflits.
Dans ce contexte, la « paix du Nexus » apparaît rarement comme une transformation systémique. Elle se manifeste plutôt sous la forme d’une paix localisée, partielle et contextuelle, dépendante d’interactions spécifiques entre acteurs locaux et internationaux. Si ces dynamiques contribuent à atténuer certaines formes de violence, elles peinent à modifier durablement les structures qui les produisent.
Conclusion
Le triple Nexus demeure un cadre analytique et opérationnel pertinent pour penser l’articulation des interventions dans les contextes de crise. Toutefois, son potentiel transformateur reste limité par la complexité croissante des crises prolongées, les contraintes liées aux principes humanitaires, la fragmentation entre niveaux d’intervention, ainsi que les dynamiques géopolitiques qui structurent les conflits contemporains.
La paix produite dans ce cadre apparaît ainsi souvent fragile, localisée et dépendante de facteurs exogènes, ce qui interroge sa durabilité. Cette réalité invite à dépasser une lecture strictement opérationnelle du Nexus pour en interroger les fondements politiques et institutionnels. En d’autres termes, il ne s’agit plus seulement d’améliorer la coordination entre secteurs, mais de repenser les conditions mêmes de production de la paix dans des environnements marqués par l’incertitude et la conflictualité persistante.
Dans une perspective prospective, l’avenir du Nexus dépendra de sa capacité à évoluer vers une approche plus lucide et plus ancrée dans les réalités des contextes fragiles. Cela suppose, d’une part, de reconnaître que la paix ne peut être entièrement « opérationnalisée » dans des cadres techniques, et qu’elle relève fondamentalement de dynamiques politiques. D’autre part, il implique de mieux articuler les différentes échelles d’intervention, en reliant les initiatives locales de paix aux processus politiques plus larges, sans pour autant compromettre les principes humanitaires.
Plusieurs pistes peuvent être envisagées. Premièrement, renforcer la localisation des interventions en reconnaissant pleinement le rôle des acteurs locaux comme producteurs de paix, et non comme simples exécutants. Deuxièmement, adapter les mécanismes de financement afin de soutenir des approches flexibles, de long terme, capables d’intégrer l’incertitude et la non-linéarité des processus de paix. Troisièmement, promouvoir des cadres de gouvernance plus inclusifs, permettant une meilleure articulation entre acteurs humanitaires, de développement et politiques, tout en clarifiant les limites et les complémentarités de leurs mandats.
Enfin, une réflexion plus approfondie sur les outils d’évaluation apparaît nécessaire, afin de mieux capter les transformations sociales et politiques, au-delà des indicateurs immédiats. Sans cette évolution, le risque demeure que le Nexus reste un cadre conceptuel ambitieux, mais dont l’impact réel sur les dynamiques de conflit reste limité.
En définitive, comprendre le dilemme de la paix dans le Nexus HDP revient à reconnaître que la transformation des conflits ne peut être réduite à une question de coordination technique. Elle exige une reconfiguration plus profonde des pratiques, des financements et des cadres politiques, à la hauteur de la complexité des crises contemporaines.
Références
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